A letter to you

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Here I am, in front of this blank page, struggling for words. There is so many things that weight on my heart. I don’t know where to begin. I’ve been putting off having to tell you those words too many times before. Maybe from cowardice, maybe for fear of losing you for good. I’ve never been brave enough to face my fear to tell you what i’ve been feeling these last few years. If telling you this in person is too hard for me, writing it is the only way I know to tell you the truth.

Marie Lu said: “It hurts every day, the absence of someone who was once there.”.

I don’t know what she really meant by it. I can only try to guess. The loss of a loved one, a parent, a friend. It must hurt a lot. However, it has a different meaning for me. I never experienced such a loss. Not really. You’re still here. But you’re not. I guess what I’m trying to say is, I feel like I lost you many years ago.

You didn’t leave. You stayed. With us. With me. But you’re not here. I can’t find you anywhere. Sometimes, I look at you and I remember the person you were before. So sweet and caring. The person who taught me to always be kind and respect others. The person who taught me to help people whenever I could. The person I felt safe with. My shelter.

I wish you’d come back. I wish you were here. Then, I realise that you never really left.

There’s moments where I can find you again. Moments where you do something and it reminds me of what you used to do when I was younger. When I hear you singing an old song filled with memories of all of us. Together. Or when I hear you talking about our childhood’s memories. Those are my favorites moments. The moments where I allow myself to hope, thinking that you’re here, that you never left, not really. That you were just trying to heal on your own, just trying to find a way to be you again. But then, I realise that it was only parts of you. It was only my memories of you. The person you are now has overrode the one that you were.

These last few days, weeks, even months have been an awakening for me. Once again, I was hoping that you’ll go back to being you. The real you. The one I used to know. That everything would be fine at last. But, I realised that I was wrong to hope such a thing.

I guess it was selfish to except from you to stay the same, to be the person you used to be, when I’ve changed too, I grew up. I was so focused on what was different that I didn’t realise one thing. There’s no sense in dwelling on things that can’t be changed. You know I don’t believe people change. We evolve while others regress. But, at the end of the day, we are who we are.

Maybe you always were the person you are now. Maybe I was blinded by my love for you and couldn’t see it. Maybe I didn’t know you that well. Maybe I only knew what you showed me.

For far too long, I was making the same mistake. I was trying to understand how a person can change that much. I think I’ll never find the answers I need. Some questions are better left unanswered. The thing is, I’m trying to remember you and let you go at the same time. I know that I have to let you go, or the idea I have of you. In order to move forward, I have to.

I told you the other day that I’m not okay with all of your choices – I don’t really understand them – and I can’t tell you if I’ll accept them one day or if I’ll be okay with them. There’s so many things we don’t agree on. We probably never will. I guess it’s part of life. At the end of the day, I only want your hapinness. I don’t know what will happen next, even though I can easily imagine. I hope I’ll be wrong about all of it. I hope this is only my anxiety thinking for me. The only thing I know for sure is what I feel.

I hope one day you will understand what I’m trying to say. Even though I know that you won’t.

With love,

K.


 

Me voilà, devant cette page blanche, cherchant mes mots avec difficulté. Il y a tant de choses qui pèsent sur mon cœur. Je ne sais pas par où commencer. J’ai retardé l’échéance de te dire ces mots tant de fois déjà. Peut-être par lâcheté, peut-être par peur de te perdre pour de bon. Je n’ai jamais été assez courageuse pour affronter ma peur de te dire ce que j’ai ressentie ces dernières années. Si te le dire en personne m’est trop difficile, te l’écrire est le seul moyen que je connaisse pour te dire la vérité.

Marie Lu a dit: “Ça fait mal, l’absence de quelqu’un qui, autrefois, était là .”

Je ne sais pas ce qu’elle voulait dire par là. Je peux seulement essayer de deviner. La perte d’un être cher, un parent, un ami. Cela doit faire un mal de chien. Cependant, cela a une signification différente pour moi. Je n’ai jamais perdu quelqu’un de cette façon. Pas vraiment. Tu es toujours là. Mais tu ne l’es pas. Je crois que ce que j’essaie de dire est que j’ai le sentiment de t’avoir perdue il y a des années.

Tu n’es pas partie. T’es restée. Avec nous. Avec moi. Mais tu n’es pas là. Je ne te retrouve nulle part. Parfois, je te regarde et je me souviens de la personne que tu étais avant. Si douce et attentionnée. La personne qui m’a appris à toujours être gentille et à respecter autrui. La personne qui m’a appris à aider les gens dès que je le pouvais. La personne avec qui je me sentais en sécurité. Mon refuge.

J’aimerais que tu reviennes. J’aimerais que tu sois là. Et puis, je réalise que tu n’es jamais vraiment partie.

Il y a des moments où je te retrouve. Des moments où tu fais quelque chose et ça me rappelle ce que tu avais l’habitude de faire quand j’étais plus jeune. Quand je t’entends chanter une vieille chanson, remplie de souvenirs de nous tous. Ensemble. Ou, quand je t’entends parler de nos souvenirs d’enfance. Ce sont mes moments préférés. Ces moments où je m’autorise d’avoir l’espoir, en pensant que tu n’es jamais vraiment partie. Tu étais juste en train d’essayer de guérir, juste en train d’essayer d’être toi à nouveau. Et puis, je réalise que c’était seulement des morceaux de toi. C’était seulement les souvenirs que j’ai de toi. La personne que tu es, aujourd’hui, a effacé celle que tu étais autrefois.

Ces derniers jours, semaines, voire mois, ont été une prise de conscience pour moi. Une fois encore, j’espérais que tu redeviendrai la personne que tu étais. Qui tu es vraiment. La personne que je connaissais. Qu’au final, tout irai bien. Mais, j’ai réalisé à quel point j’avais tort d’espérer quelque chose comme ça.

J’imagine que c’était égoïste de ma part d’attendre de toi de rester la même – d’être la personne que tu étais – quand je sais que j’ai changé aussi, j’ai grandie. Je me focalisais tellement sur ce qui était différent que je n’ai pas réalisé quelque chose. Il n’y a pas d’intérêt à s’attarder sur quelque chose qu’on ne peut changer. Tu sais que je ne pense que les gens puissent changer. On évolue tandis que d’autres régresse. Mais, à la fin de la journée, nous sommes qui nous sommes.

Peut-être que tu as toujours était la personne que tu es maintenant. Peut-être que j’étais aveuglée par mon amour pour toi et que je pouvais pas le voir. Peut-être que je ne te connaissais pas aussi bien. Peut-être que je connaissais ce que tu voulais bien me montrer seulement.

Pendant trop longtemps, je faisais la même erreur. J’essayais de comprendre comment une personne peut changer à ce point. Je pense que je ne trouverais jamais les réponses dont j’ai besoin. Certaines questions ne devraient pas avoir de réponses. Le fait est que j’essaie de me souvenir de toi et de lâcher prise en même temps. Je sais que je dois te laisser partir, ou de l’idée que j’ai de toi. Pour aller de l’avant, je dois le faire.

L’autre jour, je t’ai dis que j’étais pas en accord avec tout tes choix – je ne les comprends pas vraiment – et je ne peux pas te dire si je les accepterais un jour ou si je serai d’accord avec. Il y a tant de choses sur lesquelles on n’est pas d’accord. On le sera sûrement jamais. Je suppose que ça fait partie de la vie. À la fin de la journée, je souhaite seulement ton bonheur. Je ne sais pas ce qu’il va se passer ensuite, même si je peux facilement imaginer. J’espère que j’aurai tort sur toute la ligne. J’espère que c’est seulement le fruit de mon anxiété. La seule chose dont je suis sûre est ce dont je ressens.

J’espère qu’un jour, tu comprendras ce que j’essaie de dire. Même si je sais que tu ne comprendras pas.

Avec amour.

K.

 

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